* 12 octobre – Tous frères

Brèves des jours précédents

Qu’est-ce qui pourrait faire renaître un désir universel d’humanité ? Voici une forte réflexion sur le populisme, les marchés et le désordre international. Elle sort des sentiers battus de la géopolitique. Le populisme pose problème, à commencer par sa définition, car il s’oppose à toute fraternité universelle. Agir en communion avec le peuple, en respectant ses caractéristiques et ses aspirations parait, à première vue, légitime. Mais, cet affichage devient malsain dès qu’il est dévoyé par l’habilité de certains dirigeants à instrumentaliser politiquement la culture (au sens large) des peuples au service de leurs projets personnels, d’un nationalisme étriqué ou de leur maintien au pouvoir. Le sens de l’intérêt commun dépérit. Quant au libéralisme économique, il entretient une culture individualiste et naïve soumise à des intérêts économiques effrénés. Il soumet l’organisation des sociétés au service de ceux qui ont déjà trop de pouvoir… et abuse les classes modestes avec des chimères telles que la théorie magique du ruissellement, qui ne résorbe aucunement les inégalités. La politique ne doit pas se soumettre à l’économie et l’économie, aux diktats d’efficacité de la technocratie. Il faudrait rechercher, à l’inverse, une participation sociale, fondée sur un amour préférentiel pour les plus faibles.

Sur cet arrière-plan, on voit la volonté de coopération entre les Etats faiblir et, avec, leur investissement dans le règlement des conflits et dans les coopérations régionales. S’ouvrir au monde est devenu une expression monopolisée par l’économie et les finances. Construire ensemble la Paix et la Justice, l’utopie d’un autre temps. Constatons combien la paix régresse partout et comme la guerre se répand aujourd’hui. Nous sommes en fait plongés dans une troisième guerre mondiale par séquences fragmentées. Dans ce contexte, le principe, longtemps mis en exergue, de la légitime défense par la force militaire devient caduc. Nous ne devons plus penser à la guerre comme une solution. L’utilité hypothétique qu’on lui a attribuée est toujours bien moindre que les risques encourus par l’humanité. N’invoquons donc plus les critères mûris en d’autres temps pour parler d’une possible ‘’guerre juste’’. Plus jamais la guerre ! (Encyclique à la Fraternité et à l’amitié sociale – Fratelli tutti – Pape François, automne 2020).

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