* 9 novembre – Conformisme de l’actualité : la victoire de Biden, un sujet imposé

Samedi, New York, Washington, Philadelphie et bien d’autres capitales d’état se sont réveillées comme libérées d’un fléau. Merveilleux moment de liesse et de légèreté de la conscience, c’était la sortie d’un stress dont chacun sait néanmoins qu’elle sera brève. L’autre Amérique est sonnée, parfois revancharde, mais elle restera aux manettes jusqu’au 20 janvier. Dans sa paranoïa, son chef va s’évertuer à  truffer de mines et de pièges les pas de son vainqueur, pourtant perçu pour son bon sens comme l’aimable Papy de tous les Américains. Tout président américain ayant essentiellement un pouvoir de charisme et de conviction sur les institutions de son pays, on lui souhaite un Sénat malléable (un second tour dans certains états, en janvier, dira s’il est perdu pour les Démocrates ou non), une administration contrôlable, la possibilité de nommer des responsables fédéraux qui lui soient loyaux.

Pour ce qui est des partenaires et alliés, à part les ‘’grands rivaux’’ russe, chinois, iranien et les ‘’dépités grimaçants’’  (Orban, Duda, Erdogan, Bolsonaro, Netanyahou, Loukachenko, Sissi, Ben Salmane, Ben Zayed, Bachar Al Assad et divers autres potentats), aucun n’osera plus manifester sa complicité avec le cataclysmique Donald Trump.

Reste le cas de Boris Johnson, qui a tant maltraité les intérêts de l’Irlande et  l’accord de paix du Vendredi Saint, dans sa gestion butée et agressive du partenariat post-Brexit avec l’UE. Or, justement Joe Biden tient à ses origines irlandaises et il sympathise avec la cause de l’Europe. Sur les deux mois qui viennent, le Premier ministre britannique pourra-t-il encore compter sur la complicité de Donald Trump, avec qui il affichait ses affinités, pour parvenir à un accord de libre-échange avantageux pour le Royaume Uni, compensant ses déconvenues avec Bruxelles ? Probablement, non, et quand on entend  le président élu le qualifier de ‘’clone physique et mental de Trump’’, cela paraît mal engagé pour la suite. Johnson est, par nature un opportuniste. On ne s’étonnera pas que le partisan inflexible du No Deal retrouve soudain une envie de négocier sérieusement avec les 27. Sacré Joe !

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