* 1er septembre 2021 – Fallait-il vraiment rentrer de vacances ?

Son blog sous la patte, l’Ours rentre d’estivage… en faisant la gueule. Quitter le miel sauvage et les vols de papillons pour retrouver le monde en si lamentable état, cela valait il le coup ? On ne parviendra qu’à épouvanter les lecteurs en leur récapitulant les récents chaos de l’actualité mondiale. C’est un vrai problème quand on voudrait les motiver à s’immerger dans l’international comme on l’est dans les affaires du pays ou dans les histoires du café du coin. Tout est sociétal sous le ciel et rien ne devrait échapper au discernement du villageois-citoyen.

D’instinct, on sélectionnera trois fronts majeurs dans le maelström de tracas qui perturbent Gaïa, notre Terre : la (ou les) pandémie(s) ; l’accélération du chaos climatique et la géopolitique ‘’guerre ou paix’’ en pleine désagrégation. On aura aussi recensé une vingtaine d’autres problèmes très embêtants, mais, que voulez-vous, il nous faut faire un tri, sinon les brèves seront plus fournies que la bible (sans allusion aux dix plaies de l’Egypte). Les relations inter-sociétales représentant le fonds de commerce de ce blog, on va s’y consacrer et voir dans les prochains jours, par exemple, à quoi pourrait ressembler un monde où l’Occident, chassé d’Afghanistan et frustré dans ses illusions de puissance et de sa capacité à gérer la donne globale se voit supplanté par des potentats régionaux.

Le désordre mondial et la montée des confrontations – une question primordiale en soi – constituent aussi l’amont des luttes planétaires contre le virus de la Covid et contre le dérèglement climatique. En gros, on n‘arrivera pas à stopper, avant le gouffre, la mécanique des effondrements en chaîne (partiellement surmontés) si on ne commence pas par rétablir la paix dans une trentaine de conflits et dans cette nouvelle guerre froide qui menace la stabilité du monde. On pourrait ajouter que sans un minimum d’entente entre les peuples et leurs gouvernants (oserait-on encore parler de ‘’démocratie’’ ?), sans un minimum de vivre-ensemble entre groupes humains majoritaires et les minorités (peut-on reconstruire des nations plurielles ?), sans un minimum de référence librement consentie au droit et à la justice (combien d’états de droit sur la planète ?), sans un minimum d’équité entre les groupes sociaux (comment ignorer cette source première des tensions ?),… et bien, on ne s’attèlera même pas à la question de la paix, très mal au combat contre la pandémie et pas du tout à prévenir la catastrophe climatique qui se profile, de plus en plus visible et de plus en plus proche. Il faudra donc raisonner en enchainements vertueux successifs et interdépendants et ne pas s’obséder d’une grande cause, unique et solitaire. C’est le chemin inverse de celui exploré par certains (pas tous) ‘’collapsologues’’ qui voudraient prouver, par raisonnement simplet, que tout est déjà foutu, même l’Homme.

La foi dans le potentiel d’humanité de l’Homme et dans son désir d’ouverture aux autres, une fois libéré de ses peurs fantasmatiques, finira par déplacer (en douceur) des montagnes. Ces montagnes comprennent, notamment, de nouveaux modes de socialisation à la base et l’élargissement de nos sphères citoyennes, du hameau jusqu’au système multilatéral. Finalement, en vacances, on cogite un peu.

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